Développement régional

    CBTC : quelle plus-value pour l’UCL ?

    20/06/2016
    Avec l’arrivée du China Belgium Technology Center, Louvain-la-Neuve, l’UCL et son parc scientifique deviendront une Intelligence Valley pour les entreprises chinoises.

    Pourquoi la Belgique et Louvain-la-Neuve en particulier ?

    Pour sa situation au centre de l’Europe, son sens du compromis et sa flexibilité. La proximité de LLN avec Bruxelles, le centre de décision européen, est un des arguments. La présence de l’UCL, université de près de 600 ans, la mieux classée dans les rankings côté francophone, est un autre atout (les Chinois privilégient les collaborations avec les universités internationales bien cotées). Aussi, tant la superficie du terrain (8,3 hectares) que la situation au cœur d'un parc scientifique (UCL) comblent leurs attentes.

    Quels sont les intérêts de l'UCL dans la construction du CBTC à LLN ?

    - Internationalisation. Le potentiel créatif, scientifique et académique chinois est intéressant. L'accord du CBTC est directement lié à la Ville de Wuhan, capitale de la province de Hubei. Dans cette ville se trouvent de nombreuses universités dont deux institutions majeures avec lesquelles l’UCL a d’ores et déjà engagé des collaborations : l'une, orientée en sciences et technologies (HUST), est considérée comme la 4e meilleure université chinoise dans ce domaine ; la seconde est la prestigieuse université de Wuhan, reconnue en Chine notamment pour son caractère francophile. Par ailleurs, l’UCL entretient des échanges avec une quarantaine d’universités chinoises et relève plus de 70 collaborations sino-belges au sein de l’université.

    - Marché du travail. L'UCL offre un atout supplémentaire à ses étudiants pour décrocher un emploi, en leur permettant un accès facilité aux entreprises chinoises pour la réalisation de stages en Belgique et en Chine afin, notamment, de se familiariser avec la culture et les éléments de base de la langue chinoise.

    - Emplois. A terme, les 1 600 nouveaux emplois du CBTC représenteront 20 % des emplois du parc scientifique de l’UCL (6 200 emplois actuellement) et renforceront sa vocation internationale (actuellement 33 % des entreprises du parc scientifique sont étrangères).

    - Enseignement. L’UCL proposera prochainement un programme spécifique aux étudiants chinois permettant d'améliorer leur niveau de langue française, tout en se préparant à des études universitaires de niveau master ou doctorat. Ce dispositif répondra à l’intérêt des entreprises du CBTC pour le recrutement de diplômés chinois connaissant bien la Belgique francophone.

    - Recherche à l’UCL. Les atouts pour la recherche universitaire sont nombreux : possibilités de collaborations intensifiées avec des universités chinoises, créations de spin-offs, etc. Dès la rentrée académique 2016- 2017, l’UCL consacrera également une partie de ses fonds propres au renforcement des liens scientifiques avec la Chine en cofinançant les boursiers du gouvernement chinois pour la réalisation de leur doctorat à l’UCL. De retour en Chine, ceux-ci deviendront naturellement les meilleurs ambassadeurs de l’UCL, ce qui renforcera la dynamique d’échanges scientifiques entre les universités chinoises et l’UCL.

    - Culture. Depuis trois ans, l’UCL a développé ses actions en lien avec la culture chinoise, via l’organisation d’expositions, conférences, spectacles et célébration du nouvel an chinois. Par ailleurs, les actionnaires du CBTC font partie des plus gros mécènes du futur musée de l’UCL, le Musée L.

    Rappel du projet CBTC

    Situé entre la nationale N4 et l’autoroute E411, le China-Belgium Technology Center comprendra à terme, sur un terrain de 8,3 hectares, plusieurs incubateurs où pourront se développer des entreprises chinoises de haute technologie.

    Le projet prévoit trois phases d’aménagement sur le site du CBTC, étalées sur une période de 8 ans :

    1. Construction de 37 000 m² (44 000 m² avec les parkings) comprenant incubateurs, bureaux, laboratoires, commerces. Cette 1ère phase prévoit aussi la construction d’un 1er immeuble de logements, au centre de LLN

    2. Construction de 26 000 m² comprenant un hôtel, un centre de services et des salles de conférence et d’autres incubateurs. Cette 2e phase prévoit la construction des 2 autres immeubles de logements, au centre de LLN

    3. Construction de 34 000 m² pour les derniers incubateurs et leurs parkings.

    Soit 97 000 m² pour le CBTC.

    Les 3 immeubles de logements seront construits sur trois sites distincts, au centre de LLN. Ils seront accessibles à tous, tant Chinois que Belges.

    Au total, le CBTC coûtera 200 millions d’€ d’investissement (logements compris) et le site devrait accueillir, au terme des 3 phases, entre 450 à 600 travailleurs chinois.

    Le CBTC devrait fournir 1 600 emplois, avec une proportion de 40 % d’emplois pour les Chinois et 60 % d’emplois pour les Belges.

     

    Source : communiqué de presse UCL.

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